les tempêtes mettent à nu la mémoire noire

je suis entré en maladie dont la guérison m'appartient seul
ici la concertation éveillée avec l'intime prime sur l'imaginaire éthéré
ma vie par le fil de la raison
curieux que devoir se prendre au sérieux...

à la détresse cérébrale le ventre refuse de se taire et tambourine continu son alerte
l'improbable délivrance
d'où pourrait-elle venir si d'un ciel depuis longtemps rétif à mes avances

le cerveau arctique considère en retour celui des antipodes
en siamois les bulbes se toiser sans mot dire chacun cherchant en l'autre quelque nécrose..




hanté par les mots d'amertume en trop de volumes
entaché de leur ombre
admettrai-je enfin vilaine âme sous une peau de requin
ou poursuivre ce duel avec la bête qui me fiche raclée..

toutes strates découvertes
la pestilence
infiltrée par la rue
en tatouage sous le derme


péril venu des égouts de l'âme
gerbe ravalée
avant de m'entraîner vers l'irréparable..

sous l'habit trop lâche
mes plaques insurgées à la tectonique du dément































